De l’écologie sensorielle dans l’équipe

Publié le 19/09/2016

DE L’ÉCOLOGIE SENSORIELLE

« Quelque soit le lieu que l’on choisit pour débrancher, il y a ce besoin de ralentir voire de stopper ce petit train des pensées qui empêche de faire le vide, explique Olivier Covo, ethno-musi- cologue et designer sonore. Au-delà de l’hyper-connexion digitale, qui engendrent des problèmes d’attention et de mémorisation, nous sommes aussi soumis à une pollution sonore très forte. » Si le moindre chant d’oiseaux, bruissement du ventdanslesfeuilles,ou letd’eaudoucequis’écoulenous plonge instantanément dans une sensation de bien-être, c’est que nos carences freinent dangereusement notre vitalité. « Le son est à la musique ce que l’air est à nos poumons, explique le chercheur. Nous avons besoin de notre dose de sons harmonieux et le silence donne un espace qui nous permet de respirer. L’homme de Cro-Magnon se référait au son pour

évaluer le danger ; une forêt silencieuse lui indiquait la présence d’un prédateur, alors que le chant des oiseaux le rassurait sur l’absence de danger. On raconte qu’un moine s’était réfugié dans la forêt et vivait dans un cocotier pendant la guerre du Vietnam. Il était descendu de son arbre pour ramasser des éclats d’obus et les douilles de balles, les avait fait fondre pour fabri- quer une cloche et qu’il la faisait sonner à chaque moment de la journée pour rappeler aux gens d’aller se recueillir et de méditer.» Renouer avec des sons premiers, primitifs et originels permet au cerveau non seulement de se reposer, de retrouver le lien entre les émotions et les pensées, cela nous permet également de nous interroger sur la nature et l’intensité de notre stress et de notre anxiété.

Extrait de l'interview fait pour le supplément "Sport&Style" de l'Equipe avec Christophe André, Olivier Roellinger.


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